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Bourgeons sous la neige

Bourgeons sous la neige

“Humanisme irréel” — Poésie concise d'origine Japonaise, genre “haïku”

Publié le par Francis Tugayé
Publié dans : #HAÏKU (INVITÉS)

 

 

~Streetbrush~ Un papillon d'hiver (Kakimoto Tae)

traduction française du haïku japonais  : Ryu Yotsuya et André Duhaime

 

 

Nous sommes comme des papillons sans ailes.
La cloche peut s'ébranler sans prévenir.

 

 

Tsunami images pour le Japon (Cali Rezo)

de Cali Rezo

津波 tsunami
des images pour le Japon

 

 

Tsunami images pour le Japon (Kat Lowry)

de Kat Lowry

津波 tsunami
des images pour le Japon

          

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Laurent 24/03/2011 17:23



la cloche
un seul coup de vent -
c'est la nuit



Francis Tugayé 24/03/2011 18:36



Laurent, merci de marquer ton passage



Minik do 23/03/2011 12:21



Battement d'ailes


Madame Butterfly


en péril.



Francis Tugayé 24/03/2011 16:18



Minik do, merci de ce frémissement


 


Le pays du Soleil Levant en a vu bien d'autres.


Et malgré les périls dus aux hommes, les japonais connaissent ceux de la nature.


C'est la nature qui nous domine, et non l'inverse !


Une leçon souvent oubliée, elle nous est toujours retournée...



chris 23/03/2011 11:35



Bonjour Francis,


Plusieurs possibilités de traduction sont possibles, dont celle-ci (je ne pense pas qu'elle soit mauvaise). C'est ensuite affaire de goût personnel peut-être, mais je comprends pourquoi ils ont
voulu traduire cela de cette façon.Ensuite mon appréciation est un peu facile dans le sens où "j'arrive après la bataille". La première traduction est toujours la plus difficile.


Pour un rythme plus harmonieux en français, je préfèrerais être plus bref au L1 et ne rajouterai pas forcément "grosse" à cloche :


le terme tsurigane fait référence aux cloches des temples au Japon qui sont effectivement imposantes, mais le terme gros n'apparaît pas. "grosse" permet par contre de donner une image plus
réaliste aux personnes qui ne connaissent pas forcément le Japon. Le mot permet aussi d'allonger le rythme en français.


Par exemple :


près d'un papillon d'hiver -


La (grosse) cloche du temple


bouge légèrement


 


 


Pour la transcription Hepburn : il manque un accent à fuyuchô (fuyu = hiver; cho-u, le papillon). De même pour bidô, je
pense (à 90%) qu'il s'agit de bido-u (lequel a le sens d'un mouvement très léger).  Avec ces deux allongements de voyelles, cela nous donne le compte de 17 mores. Le rythme japonais est
peut-être un kumatagari (7/8).


 



Francis Tugayé 24/03/2011 16:50



Chris-san, merci de toutes les précisions et de ton essai


 


près d'un papillon d'hiver –


la (grosse) cloche du temple


bouge légèrement


 


Dans la traduction d'un haïku japonais, il est souvent impossible de reprendre des mots adéquats et en outre d'entrer dans la forme originelle. Tant pis si la rythmique est perdue, mieux vaut le
fond.


Il faut aussi adapter un haïku japonais à nos perceptions occidentales.


 


La transcription attachée “fuyuchô” n'est pas reconnue


avec ou sans accent : ô ou ō (o macron).


 


Dans “bouge légèrement” (des deux traductions),


mes oreilles ne ressentent pas de la légereté (sic).


 


J'espère retrouver la version japonaise en kanjis – il y a de multiples nuances.


Je dispose d'un logiciel de traduction assez performant : le sens des kanjis d'abord.


 


Francis



chris 23/03/2011 00:21



L1 est un peu trop long à mon goût et reflète moins le rythme originel. Pour "to ite" j'aurais choisi "Avec", '"près d'un" ce qui permet de réduire le rythme (de 1 à 2) - mais d'autres
possibilités doivent exister - et d'éviter "près de moi", qui inverse le sens car littéralement : fuyuchô to ite = je suis avec un papillon. Et non pas l'inverse.


Mais on peut toujours en discuter.


PS: je n'ai pas trouvé la version en caractères japonais sur le net.



Francis Tugayé 23/03/2011 10:58



Chris-san


la traduction/interprétation faite par Ryu Yotsuya et André Duhaime ne semble pas patente.


De même de la transcription Hepburn – pourrais-tu la rectifier ?


De mon côté, j'essaierai de trouver les kanjis et la trancription Hepburn.


 


Personnellement, j'adore la forme 5/7/5. Mais il faut faire attention de ne pas dénaturer le contenu du haïku originel.


Je suis donc tout à fait d'accord avec toi quant à l'importance de transposer au mieux “fuyuchô to ite” ou “fuyu-chô to i te”, ainsi d'ailleurs que le reste du haïku.


 


Merci de manifester ton intérêt


 


Mes amitiés


Francis


 



chris 22/03/2011 20:28



La version française m'interpellait mais je pense qu'elle est une traduction de l'anglais.  Une autre adaptation en français serait envisageable.


 


Dans tous les cas un choix judicieux Francis.


 


Bonne soirée



Francis Tugayé 22/03/2011 22:00



Chris-san


merci d'exprimer tes impressions.


 


Sache que je suis parti d'une traduction/interprétation française (1).


Je me suis chargé de la traduction anglaise de cette version,


prenant en compte quelques avis d'amis anglophones.


 


Pourrais-tu, le cas échéant, me faire connaître la version originale ?


Sous forme de kanjis – je ne lis pas le japonais, mais je m'en débrouillerai.


 


Bonne soirée à toi


 


(1) traduction française du haïku japonais  : Ryu Yotsuya et André Duhaime



chris 22/03/2011 17:30



Bonjour Francis,


 


As-tu la référence de la source de ce haïku ? Merci.



Francis Tugayé 22/03/2011 17:46



Chris, je m'aperçois que je suis trompé d'auteur !


L'auteur est Kakimoto Tae (et non Kaneko Tota)



BOUILLE PÂLICHONNE

 

 
Francis Tugayé
Tarbes, Hautes Pyrénées


 poète (genre “haïku”), atelier d'écriture,

arts plastiques (éclectisme),
cinéma (fan de), musique (Jazz & World),

jeux stratégiques (Echecs & Go)
 

DESSEIN

En quête permanente
d'un équilibre extrêmement délicat

entre l'essence originelle du haïku
et... ce que nous sommes

 


Le haïku, l'art de suggérer

L'instant fugitif, la retenue,

le non-dit, l'implicite

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