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Bourgeons sous la neige

Bourgeons sous la neige

“Humanisme” au réel. Poésie concise d'origine Japonaise, genre “haïku”

Publié le par Francis Tugayé
Publié dans : #HAÏGAS & HAÏSHAS

 

 

du tronc tortueux déborde (haïga) 1200

cliquer sur l'image pour l'agrandir / click on the picture to enlarge

             

              

Un haïga (haïku & encre) où ce qui est suggéré se niche au-delà des mots, au-delà de l’encre…
Le haïku semble être descriptif de l'image (!) et vice-versa — un procédé à éviter (en principe)

 

 

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M'amzelle Jeanne 10/05/2013 12:50


trés pur!

Francis Tugayé 11/05/2013 20:33



Merci de ton passage, M'amzelle Jeanne


 



Francis Tugayé 05/03/2011 23:25



Merci Francis pour cette composition si riche de poésie.
Les 3 « petites » lignes du haïku me suggèrent en effet bien des commentaires !

Le lecteur est d’abord séduit par le charme musical du texte – la mélodie du haïku – qui provient d’un jeu subtil d’échos entre les sonorités, allitérations et assonances.
Échos entre « fin » et « limpide », entre « fin » et « fil », entre « giboulée » et « fil d’eau limpide ».
Échos en "d" avec « de giboulée / « du tronc… déborde… d’eau limpide ».
Échos en "t" et "r" avec « tronc tortueux déborde ».
Écho liquide en "l" intervenant 3 fois aux lignes 1 et 3 (« giboulée », « fil », « limpide »).

Un texte dont la charge sonore très forte lui donne une unité, une personnalité indiscutables, au service de ce qui y est dit.


La structure syntaxique, ensuite, sait ménager l’attente grâce à l’arrivée, en fin de tercet, du sujet postposé ; un suspense qui renforce encore le contraste entre l’atmosphère des première et
dernière lignes – entre la violence de la « giboulée » et la douceur légère associée au « fil d’eau ».


Car les antithèses donnent une clé précieuse pour aborder ce haïku. Outre celle que je viens d’évoquer, on peut aussi relever un contraste de forme entre le « tronc tortueux » et la linéarité
verticale du « fil d’eau ».

Quant au dessin, il pousse l’imagination du lecteur/spectateur vers une autre opposition, l’antithèse entre le vieux tronc – je n’ai pas envie de dire mort, mais en attente de reverdie bien
plutôt, puisque la « giboulée » connote le mois de mars – et la promesse finale de vie symbolisée par l’« eau limpide ».


Tout concourt donc ici à mettre en relief la tension entre violence et douceur, mort et vie, vers une renaissance suggérée : c’est ce qui confère au haïga son charme particulier, sa magie, faits
de véritable puissance évocatoire servie aussi, on l’a vu par la musique du texte.

de Martine Morillon-Carreau via Facebook



Francis Tugayé 05/03/2011 23:27



Chère Martine


une belle sensibilité à la musicalité des mots ;
tu perçois toutes les finesses nichées dans le haïku et dans l'encre.



quinta 06/08/2010 23:14


un beau commencement !

Permets moi juste de t'inviter à ne pas redoubler le texte par sa représentation


Francis Tugayé 08/08/2010 13:02



Philippe, dans un sens tu as raison.


Généralement, un haïku se doit d'être complémentaire de l'image et vice versa.



Cependant dans ce haïga le croquis et le haïku ne sont qu'apparence !


On pose le regard ici ou là dans l'image et dans les mots.


Si l'on est attentif, on perçoit une chose dans l'un, une autre dans l'autre.

Ce qui peut être ressenti ne se trouve qu'au-delà du croquis et des mots...



Au gré d'un souffle-over-blog.com 19/07/2010 12:58


Première tentative très belle - fabuleux ce pinceau :-)


Francis Tugayé 08/08/2010 13:22



Graziella, c'est tout de même un peu grâce à toi.
En effet, tu m'as incité à me procurer un stylo-pinceau.



BOUILLE PÂLICHONNE

 

 
Francis Tugayé
Tarbes, Hautes Pyrénées


 poète (genre “haïku”), atelier d'écriture,

arts plastiques (éclectisme),
cinéma (fan de), musique (Jazz & World),

jeux stratégiques (Echecs & Go)
 

DESSEIN

En quête permanente
d'un équilibre extrêmement délicat

entre l'essence originelle du haïku
et... ce que nous sommes

 


Le haïku, l'art de suggérer

L'instant fugitif, la retenue,

le non-dit, l'implicite

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