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Bourgeons sous la neige

Bourgeons sous la neige

“Humanisme irréel” — Poésie concise d'origine Japonaise, genre “haïku”

Publié le par Francis Tugayé
Publié dans : #HAÏGAS & HAÏSHAS

   

 

Atteignez l'image élargie / Reach enlarged picture « Si blême, la lune emblème (haïga) »

 

“Rose lune” (1985) by Daniel Tremblay – Photo credit A. Morain © January 2009
Assembly of an artwork with a “haikuesque attempt” by Francis Tugayé © June 2017

 

 

On magnificent “Concierto de Aranjuez”,
the songtress Fayruz singing an ode “li Beirut” (in Beirut)

 
 

 

Let yourself be carried by her sensitive voice

Laissez-vous porter par la sensible voix de la chanteuse Fayrouz

Paroles traduites en Français de “li Beirut” (à Beyrouth)

 


       Née à Beyrouth, une amie platonique a rejoint « la lune et les étoiles »
       Elle m'avait fait ressentir
son immense « nostalgie », un doux euphémisme
       Symbole de Beyrouth, le fabuleux Phénix renaît toujours de ses cendres...

 

Born in Beirut, a platonic friend girl joined “the moon and the stars”
She had made me feel of her immense “nostalgia”, a mild euphemism
Symbol of Beirut, the fabulous Phoenix always rises from its ashes...

 

 

¤ ¤ ¤

Cendres à Beyrouth.
Si blême, la lune emblème
du chant de Fayrouz.

 

Ashes in Beirut.
So pale, the lunar emblem
of Fairuz's singing.

 

FT 13/06/2008
Tr. 07/04/2017


¤ ¤ ¤



Atteignez la calligraphie / Reach the calligraphy
of this bilingual haiku
« Si blême, la lune emblème (haïku) »
 

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Gisèle 06/10/2010 13:15



Ville otage


sous les cendres de larmes


le visage défait.



Francis Tugayé 06/10/2010 15:09



Gisèle, merci de marquer ton passage


 


Sous ma signature, la traduction française des paroles


Bises


Francis


 


li Beirut (à Beyrouth)

à Beyrouth, un salut de mon cœur, à Beyrouth,
et des baisers à la mer et aux maisons
à un rocher qui ressemble au visage d'un ancien marin
Elle est, de l'âme du peuple, du vin ; Elle est, de sa sueur, pain et jasmin
Mais comment est devenu son goût : un goût de feu et de fumée...

à Beyrouth, la gloire des cendres, à Beyrouth,
du sang d'un enfant, porté plus haut que sa main
Ma ville a éteint sa lanterne, a fermé sa porte
Elle est devenue dans la soirée seule...
Seule face à la nuit...

Tu es à moi, Tu es à moi, Ah enlace-moi, tu es à moi
Mon drapeau, et la roche de demain, et les vagues des voyageurs
Elle a montré les blessures de mon peuple,
Elle a montré les larmes des mères...
Tu es à moi, Tu es à moi, Ah enlace-moi...




Au gré d'un souffle-over-blog.com 23/07/2010 15:31


Ce haïsha est emprunt de tant de nostalgie, d'espoir... il est magnifique G.D


Francis Tugayé 19/08/2010 13:47



Graziella, merci d'exprimer tes impressions


 


J'espère qu'au travers de mon essai “haïkuesque”, on peut les ressentir...


 


Bises


Francis



Marcel 22/07/2010 20:18


Appréciable.


Francis Tugayé 19/08/2010 13:49



Marcel, merci d'exprimer ton impression.
Espérons que le cœur des libanais s'emplisse un jour d'espoir.



BOUILLE PÂLICHONNE

 

 
Francis Tugayé
Tarbes, Hautes Pyrénées


 poète (genre “haïku”), atelier d'écriture,

arts plastiques (éclectisme),
cinéma (fan de), musique (Jazz & World),

jeux stratégiques (Echecs & Go)
 

DESSEIN

En quête permanente
d'un équilibre extrêmement délicat

entre l'essence originelle du haïku
et... ce que nous sommes

 


Le haïku, l'art de suggérer

L'instant fugitif, la retenue,

le non-dit, l'implicite

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